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| "Pape Clément... chevalier Guillaume de Nogaret...
roi Philippe... avant un an, je vous cite à paraître au tribunal de Dieu pour y reçevoir votre juste châtiment ! ... Maudits ! Maudits ! vous serez tous maudits jusqu'à la treiziéme génération de vos races !..." Cette parole (rapportée par le chroniqueur Geoffroy de Paris) fut prononcée le 18 Mars 1314, par le dernier Grand Maître des Templiers : Jacques de Molay supplicié sur le bûcher de l'îlot des juifs, avec le précepteur de Normandie, Geoffroy de Charnay. Cet îlot, à la pointe de l'île de la cité devait son nom aux nombreux juifs qu'on y avait fait brûler. Réuni à un second îlot, il forme aujourd'hui le square du Vert galant. Le 20 avril 1314, Clément V meurt d'une affection intestinale. Le 29 novembre, Philippe le Bel meurt au court d'une chasse au sanglier, jeté bas de son cheval. Entre temps, Guillaume de Nogaret est mort dans des conditions étranges. Guillaume de Paris, Grand Inquisiteur de France, est poignardé. Les deux principaux témoins de l'accusation, Gérard de Laverna et Bernard Palet, sont pendus.. Quelques jours après la mort de Jacques de Molay, les toits du Palais Royal seront recouverts d'une véritable nuée de corbaux comme un présage de malheur, un signe de deuil... Fait historique qui remplira les parisiens de terreurs et qui troublera sans doute les nuits de Philippe le Bel jusqu'à sa mort ! Faute de documents, l'histoire n'a jamais élucidé le problème de la disparition de tous les Templiers de France. Si une partie de leurs biens, par ordre du Pape, passa à l'Ordre Hospitalier de Saint Jean de Jérusalem, la plupart de leurs trésors n'ont jamais été retrouvés. Certains templiers sont vraissemblablement passés dans des ordres religieux étrangers. Le Portugal avait refusé d'obéir au Pape: l'Ordre put y survivre, prenant le nom de Milice du Christ. Hasard : au XVe siècle, les voiles des navires portugais arboraient la croix pattée templière ..
En france, son seul "héritier" officiel: L'Ordre des Hospitaliers, a duré jusqu'à nous : c'est l'Ordre de Malte.
Des légendes invérifiables assurent que le Temple, devenu société secrète après sa dissolution officielle aurait été à l'origine de la Franc-maçonnerie : on raconte même que, le 21 janvier 1793 lorsque la tête de Louis XVI roula dans le panier, un cri sorti de la foule: "Jacques de Molay, tu es vengé !" Faut-il rappeller que toutes les structures templières (ou rosicruciennes) de la Maçonnerie moderne, sont de pures fabrications des XVIIIe et XIXe siècles, sans sédimentation d'apports antérieurs véhiculés de la fin du moyen-âge à l'époque napoléonienne ? La fable de la filiation templière de la Franc-maçonnerie a eu une influence considérable sur nombre de jugements contemporains portés sur l'Ordre des Templiers (Voltaire, Condorcet, l'Abbé Barruel, Gérard de Nerval, V.-E. Michelet ...) Des libres penseurs ont innocenté les templiers pour pouvoir mieux salir la papauté - nombre de catholiques ont reporté sur les franc-maçons la haine qu'ils destinaient aux templiers. Il est toutefois intéressant de souligner que l'étude du Temple est devenue pour certans un sujet de polèmique plutôt qu'un sujet d'histoire.. Les continuateurs de l'ordre des Templiers fournissent tout de même une note intéressante sur l'exploitation et la vitalité de la légende templière Au XIXe et au XXe siècle, bon nombre d'ordres se référant plus ou moins sérieusement au Temple ont été créés. La plupart sont purement intéressés et sont de véritables repaires de gogos recrutés parmis des hommes d'affaires ou des gens influents à la recherche de ce qui pourrait les différencier du reste de la population, en faire en quelque sorte des êtres d'élite. Alors, sous couvert d'ésotérisme chrétien dans le meilleur des cas, ils sont initiés à des "mystères" pour des sommes relativement substantielles. Ces ordres sont tous à la recherche d'une filiation qui leur donnerait une garantie de sérieux. Aujourd'hui, les Associations inspirées de l'Ordre du Temple sont devenus légion (une centaine par le monde, insignifiants pour la plupart). Bon nombre de ces Ordres n'ont hérités des Templiers
seulement leur don pour la finance. | |||||
| Liste
non exhaustive des "résurgences templières" depuis 1314 :
1318 : Dante d'Alighieri termine en cette année sa trilogie "La Divine Comédie"
(Enfer-Purgatoire-Paradis). Il fait allusion à plusieurs reprises aux Templiers,
à leur martyr et à leur résurgence. Béatrice est entourée dans l'Empyrée, d'une
"assemblée de blancs manteaux" (Paradis - Chant XXX). 1737 : Discours du Chevalier Ramsay Le 21 Mars 1737, Le Chevalier Ramsay prononce à Paris un discours, qui constitue encore la charte officieuse de " l'Ecossisme " en France. Ramsay introduisit les Croisés dans l'histoire maçonnique. Ils seraient entrés " en société " pour " rétablir les temples des chrétiens dans la Terre Sainte " et se seraient engagés " par serment à employer leurs talents et leurs biens pour ramener l'architecture a sa primitive institution ". Après avoir ainsi relié la chevalerie à l'architecture, il expliquait l'usage de "signes anciens" et de "mots symboliques" par la nécessité pour eux de se distinguer des Sarrazins. L'Ordre maçonnique se serait ensuite uni avec les Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem ce qui expliquait pourquoi les loges étaient dites de Saint-Jean. De la Terre sainte, l'Ordre maçonnique aurait été introduit en Ecosse d'où des grades dits écossais. Cette filiation entre la chevalerie et les lumières, les Croisades, l'Ecosse et l'Art Royal contribuait à "détacher" l'Ordre de ses bases Andersoniennes. 1756 : Stricte
Observance Templière / Allemagne En 1743 le Baron de Hundt, maçon allemand, aurait été initié à des "hauts grades" templiers par un dignitaire écossais (Charles Edouard Stuart, roi d'Ecosse en exil à Paris? ) qui le charge de développer le système templier sur le continent. Cette filiation templière écossaise proviendrait d'une persistance de l'Ordre du Temple à travers la création, grâce à Robert Bruce premier Roi d'Ecosse, de l'Ordre du Chardon qui accueillit les Templiers francais en exil lors de la dissolution du Temple par le Philippe le Bel. De retour en Allemagne le Baron de Hund crée, en 1756 la Stricte Observance Templière; ainsi nommée parcequ'une discipline rigoureuse y régnait et qu'elle se réclamait de l'héritage templier. Ce Régime (organisation de l'ensemble des grades) se développe largement en Allemagne et en Scandinavie, recrutant parmis les Loges d'origine anglaise qui devinrent ainsi "Rectifiées", modifiant leur statut pour permettre aux nouveaux grades templiers (Maitre Ecossais de Saint André, Novice et Templier puis Grand Profès) de faire suite aux trois grades habituels de la Maçonnerie (Apprenti, Compagnon, Maitre). Le Baron de Brunswick devint Grand Maître en 1772 pour réorganiser le système qui devenait la proie d'aventuriers mystiques. Le rite prit alors le nom de Régime Ecossais Rectifié. 1761 : Apparition à Metz du Grade de " Grand Inspecteur Grand Elu Chevalier Kadosch " au sein des Hauts Grades du Rite de Perfection. Ce "grade de vengeance" de " Chevalier Kadosch " incorpore la légende templière . 1774 - 1782 : Apparition du Rite Ecossais
Rectifié au sein de la Franc-Maçonnerie
1808 -
1863 : Ordre du Temple - Paris 1890 : Ordre Catholique de la Rose+Croix du Temple
et du Graal 1905 - 1938 : Ordre
Nouveau du Temple / Allemagne 1904 : Ordre
du Temple Rénové - Paris 1919 : Ordre
De Molay - Kansas City - Missouri (USA)
juin 1952 : Résurgence templière à Arginy (Côte d'Or), sur l'impulsion de Jacques Breyer. 1959 : la résurgence d'Arginy (1952) prend le nom d'OTS+ Février 1960 : Fernando Campello Pinto Pereira succède à son père à la
tête de l'OSMTJ. 1962 : Le
Souvenir Templier - Boulogne 1963
: Nouvelle Observance Templière - Nice ? : Ordre des Chevaliers du Saint Temple
- Brive 1970 : Ordre Rénové
du Temple (ORT) - Chartres Avril
1971 : Raymond Bernard abandonne la présidence de l'ORT. Il est remplacé à cette
fonction par Julien Origas, Grand Sénéchal de l'Ordre.
Mai 1972 : Julien Origas, alias "Humbert de Franskenbourg", Grand Maître de l'ORT. Octobre
1972 : Raymond Bernard démissionne de l'ORT. Tout lien entre l'ORT et l'AMORC
est officiellement et définitivement rompu. 1972 - Le Collège Templier (C+T) - Caluire
et Cuire (69)
1978 : Ordre du Temple Cosmique
1978 : Fraternité Johannite pour la Résurgence Templière
- Cassel 1978 : Internationale Oekumenische Templer-Orden (IOTO)
La Grande Loge Écossaise de
Stricte Observance. (GLESO) Ordre
Illustre de la Stricte Observance Templière. (OISOT)
2004 : Décès de Gérard de Sède Gérard de Sède est décédé le 29 mai 2004 dans la plus parfaite indifférence des médias. Son parcours est pourtant étonnant : ce journaliste fut l’un des principaux responsables trotskystes en France avant la Seconde Guerre mondiale et dans l’immédiate après-guerre (cf Histoire de l’extrême gauche trotskyste de 1929 à nos jours de Frédéric Charpier, Editions n°1, 2002). Egalement franc-maçon, ce journaliste au Canard enchaîné pendant plus de 25 ans, fut à l’origine d’un formidable canular mystico-occultiste avec ses ouvrages Les Templiers sont parmi nous (le supposé trésor des Templiers à Gisors), L’Enigme de Rennes-le- Chateau, La Race fabuleuse (Stenay et les rois mérovingiens), dont l’essentiel avait été, en réalité, collationné, voire rédigé, par un professionnel de la mystification, Pierre Plantard, connu durant l’Occupation sous le nom de Pierre de France (il dirigea Vaincre, pour une jeune chevalerie), puis, dans l’après-guerre comme Pierre Plantard de Saint Clair, supposé Grand Maître d’un non moins mythique Prieuré de Sion (sur cet étonnant dossier, voir Notes sur l’actualité du Prieuré de Sion, Politica Hermetica, n° 10, 1996 et The Priory of Sion Hoax, Gnosis, printemps 1999). S’inspirant de ce filon, des dizaines d’ouvrages à succès, tout aussi farfelus, sont parus aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne (le dernier étant le roman supposé «à clés», Da Vinci Code).
2005
: "Supremus Ordo Militaris Equitum Teutonicorum" (SOMET) Sources générales sur les ordres néo-templiers : Encyclopédie des sectes dans le monde . - Plume, Christian Pasquini, Xavier. - Paris : Henri Veyrier, 1984 . - 490 p. (Connaissance de l'étrange). Tableau
chronologique retraçant en parallèle la vie et l'oeuvre de Raymond Bernard, l'histoire
de l'AMORC et celle des principaux mouvements templiers du XXe siècle Une ascension fulgurante (1118 - 1314) | Une élimination brutale (1307-1314) | Le mystère d'une survivance | Bibliographie Histoire des Templiers | Projet othm | Index mise à jour : 25.02.08 | |||||